Le secteur Santé mentale des Ceméa intervient depuis plus de 60 ans sur des formations et interventions auprès de soignants et de personnels médico-éducatifs.

Nos formateurs sont des professionnels de terrain
(chef de service, conseiller en communication, psychologue, psychanalyste) ayant l’expérience de la formation et de l’analyse de pratique auprès de groupe de professionnels.

Exemples de thématiques
travail avec les familles, entretien, communication et écoute, le deuil, la séparation, la violence, l’usure professionnelle, l’intimité, la sexualité des personnes handicapées mentales…

Catalogue des formations 2017

Famille et handicap mental, Conduite d'entretien et Conduite de groupe, Addiction et relation de dépendance, Atelier d'élaboration des pratiques, Communication et écoute, APCS en institution, Violence en institution, Deuil en institution, L'intimité en institution...
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  • Le festival du film de Clermont

    Pendant plus de dix ans, sur la ville de Clermont, le « mois du film psy » a réuni chaque vendredi durant le mois de novembre, un grand nombre de personnes. Autour d’une thématique, un film suivi d’un débat avec un intervenant (réalisateur, praticien, chercheur).

    Déjà à cette époque, la volonté était de réunir professionnels et grand public sur des questions de santé mentale. Échanger, sensibiliser, expliquer ont été nos objectifs. Ils ont sûrement permis une meilleure compréhension des troubles psychiques, une acceptation de l’autre dans sa différence.

    C’est par la conviction forte et partagée de la nécessité d’ouvrir la question de la santé mentale sur la cité que se renouvelle cette manifestation. Manifestation autour de laquelle s’engage la ville de Clermont, le Centre Hospitalier Interdépartemental et les Ceméa.

  • Groupe de recherche en santé mentale

    Le groupe santé mentale est un groupe qui se réunit régulièrement durant l’année afin de travailler sur les différents dispositifs, actions et actualisation du secteur qui le concerne. Ce groupe est composé de formateurs, de membres du Conseil d’Administration, de salariés des Ceméa.
  • Les CEMEA et la santé mentale : une vieille histoire

    La création de stages en direction des personnels des hôpitaux psychiatriques s’est mise en place de 1949, à la demande du docteur Daumézon. Cette demande fut faite à Germaine Le Guillant.

    Depuis cette date l’implication des CEMEA n’a pas cessé et c’est en 1954 qu’ils créèrent la revue VST (Vie Social et Traitement). Cette demande s’appuyait sur le savoir-faire des CEMEA, pratique de la formation en groupe Bull, pratique politique, humaniste et institutionnelle. Très rapidement les grands noms de la psychiatrie engagée dans la transformation de l’asile d’aliénés rejoignirent le mouvement : Bonnafé, Tosquelles, Gentils…

    La pratique des CEMEA et la pratique de la psychothérapie institutionnelle sont très proches et ne pouvait que se rencontrer ; les grands principes respect de l’individu quel qu’il soit, redonner la parole au sujet, de même que l’approche phénoménologique de la relation à la personne ne pouvait que rapprocher ces deux mouvements.

    Santé mentale ?

    La santé mentale est un terme relativement récent et polysémique. Habituellement elle est vue comme « l’aptitude du psychisme à fonctionner de façon harmonieuse, agréable, efficace et à faire face avec souplesse aux situations difficiles en étant capable de retrouver son équilibre. »

    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’inclut dans le cadre de la santé : « La santé est pleine jouissance du bien-être social, mental et physique et pas seulement absence de maladies ou de déficiences. »

    Pour nombre de cliniciens, la « santé mentale » est un concept abstrait sans grand fondement dans la clinique et avec, tout au plus, un intérêt pour des planifications économiques de politiques sanitaires. L’idée de « santé mentale » ne résiste en effet pas à une analyse de sens et à une approche psychopathologique. (In : http://www.serpsy.org/actualites/appel_jaeger.html)

    La définition de la « santé mentale » ne se réduit ni à la question que pose aux Pouvoirs Publics la gestion de la folie, ni aux traitements de troubles psychopathologiques par des professionnels de la psychiatrie, ni davantage à une souffrance morale explicite prise en compte par les professionnels du champ social, assistante sociale, éducateur, infirmier, médecin généraliste, gynécologue, psychothérapeute, psychanalyste… Ces différentes approches ne recouvrent que très partiellement le mal-être des populations.

    En Picardie

    Sur notre région, un des moments remarquables fut « le mois du film psychiatrique » animé par des personnalités fortes du CHS de Clermont de l’Oise.

    Dans les années 70 la filiation avec mai 68 et le mouvement désalièniste continuait d’interroger les fondements de la société et, pour notre part, le lien entre la psychiatrie et le social. À l’époque des magazines et groupes de travail engagés tels que : VST, Recherche, G T PSY, et autres, permettaient que le débat puisse être repris dans la cité ; notre engagement actuel et d’y remettre du social, du politiques et pour cela il y a urgence !

    La forte dynamique des années 70-80 mettait aux prises notre grand engouement pour nos choix professionnels et militants ; la lutte consistait à la mise en place de l’institutionnel, nos célèbres « pères » mouillaient la chemise pour cela. Nous étions très fiers d’accueillir dans notre petite ville de grands noms tels que : Gentis, Basaglia… Il faut dire que « les murs de l’asile » existaient encore. L’hôpital de Clermont était le plus grand d’Europe et le premier employeur du département. La petite salle de cinéma de 250 places était très souvent comble, les psychiatres du secteur, de nombreux infirmiers psy et élèves infirmiers, des travailleurs sociaux, des patients, et aussi des personnes qui éprouvaient un intérêt pour ces questions ou pour le film, répondaient présent.

    Autour de cette manifestation une dynamique s’est créée par:

    • l’implication des psychiatres et professionnels,
    • la résonance au sein même des lieux de travail « ça se parlait en réunion »,
    • l’intérêt pour les élèves infirmiers, l’espace de formation et de transmission d’expériences que cela comportait.